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09 JUIN 2009

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 10 et fin (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)  Partie 10 et fin 

"[...]  1891. Nous entrons dans la période dite de laïcité. Quel intérêt cela peut-il avoir à propos de l’histoire des anneaux de mariage ? Pour l’observateur indifférent, aucun ; toutefois, si l’on veut bien tenir compte des gestes et coutumes à l’aide desquels on fixe les usages au cours des générations, on s’aperçoit que – non sans surprise – à mesure que l’on s’efforce d’affaiblir les dogmes, les croyances, en un mot tout ce qui constitue une partie de cet idéal sans lequel les sociétés auraient peine à vivre, plus le symbolisme prend de l’ampleur.

Certains symboles prennent à l’occasion des cérémonies, une forme rituelle si précise qu’elle déconcerte l’observateur impartial.

Tout le monde comprend l’anneau de mariage chez les femmes, le sujet a été traité clairement, nous n’y reviendrons pas, mais ce qui se comprend moins, c’est l’usage définitivement établi de l’anneau de mariage pour les hommes. Pourtant, il faut bien l’admettre, depuis l’époque citée plus haut, les messieurs portent presque tous une alliance ; les jeunes époux de nos jours ont adopté cette pratique sous une forme si conventionnelle que l’on n’imagine pas une union même civile sans que chacun des époux porte à l’annulaire gauche une alliance, généralement en or pour les hommes.

Que de subtilités se dissimulent derrière cette convention ! Nous ne nous y arrêterons pas davantage, le fait méritait d’être signalé ne serait-ce que pour démontrer comment les hommes remplacent d’eux-mêmes sous une autre forme ce que l’éphémère législateur tente vainement de faire disparaître !

Emile VALARCHER

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25 MAI 2009

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 9 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours) 

Partie 9

"[...]Les alliances ouvrantes s’apparentent admirablement bien avec la période du romantisme, le succès de ce nouveau modèle d’anneau n’est-il pas dû à une forme encore plus accentuée du symbolisme attaché depuis si longtemps aux anneaux de mariage ? A l’étroite union des c½urs, à la mutuelle affection, significations déjà admises pour le simple anneau, nous voyons s’ajouter avec l’alliance ouvrante le symbole des maillons d’une chaine, figurant en définitive la continuité si ce n’est la perpétuité !!!

Sur chacun des plats intérieurs de l’alliance, les futurs époux ne manquaient pas d’y faire graver les noms, prénoms et date du mariage, quelquefois même ils ajoutaient un mot ou une pensée de forme affectueuse.
Cette gravure intérieure de l’alliance ouvrante avait le grand avantage de tenir secret le message, il n’en est pas de même à notre époque ou la gravure est visible pour tous. L’alliance ouvrante, difficile à ouvrir ne livrait pas aux indiscrets la pensée qu’on lui avait confiée. Après dix années d’usage, ces anneaux avaient l’inconvénient en raison du frottement continu, de s’ouvrir seuls, alors on les portait au bijoutier pour les faire « condamner ».

Ici le lecteur me permettra d’introduire un souvenir personnel : mon père recevait de ses clients de nombreuses alliances à condamner, et c’est en condamnant des alliances que j’ai été admis à travailler dans l’or, ce qui à cette époque était considéré pour un apprenti comme un important évènement d’ordre professionnel. [...]"
A suivre...

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15 AVRIL 2009

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 8 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours) 
Partie 8

"[...]De nos jours, le mot anneau qui désigne le bijou utilisé spécialement pour la consécration du mariage est à peu près abandonné. On emploie maintenant le mot alliance. Il nous a paru intéressant de rechercher depuis quand avait eu lieu la substitution de ce dernier terme à celui de l’anneau, pratiqué depuis de nombreux siècles.

Dire exactement l’année où le mot alliance a été mis à la mode est impossible, tout au plus pouvons-nous supposer que le changement a dû avoir lieu au début du XIXème siècle.

Voici ce que dit à ce sujet le dictionnaire de l’Académie française, 6° éd.1835 : « Alliance : se dit d’une bague d’or ou d’argent composée de deux cercles réunis. Ex. : une alliance de mariage, acheter une alliance, porter au doigt une alliance. »

Dictionnaire de Maurice La Chatre, 1853 : « Alliance : S. F. Bague d’or ou d’argent composée de deux cercles réunis et que la femme porte au doigt annulaire gauche. Ex. : acheter une alliance, faire bénir une alliance, porter au doigt une alliance. »

En fixant à peu près au début du XIXème siècle l’emploi de l’expression « alliance de mariage » en remplacement de celle de l’anneau de mariage, nous avons le sentiment d’indiquer l’époque exacte.

Dans les deux définitions qui précèdent, nous lisons : « alliance, bague d’or ou d’argent composée de deux cercles. » Pourquoi ? Ceci exige une explication qui est digne de figurer dans l’histoire que nous avons tenté d’écrire.

En effet, depuis 1830 jusqu’en 1885 environ, la majorité des femmes portaient des alliances ouvrantes. Les générations d’après la grande tourmente de 1914 n’ont aucune idée de ce genre d’anneau, exception faite pour ceux qui appartiennent à la corporation des bijoutiers-joailliers, et pour d’autres qui visitent les musées où parmi les collections exposées se trouvent certainement quelques spécimens de ce genre de bijou que l’on ne fabrique plus à notre époque. [...]"

A suivre...

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08 AVRIL 2009

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 7 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours) 
Partie 7

"[...] Nous avons vu au cours de cette étude que depuis le moyen-âge, jusqu’au XVème siècle, nous ne possédions aucune preuve nous permettant d’affirmer l’usage courant des anneaux de mariage. 

L’absence de consécration religieuse au moment de l’échange de ces anneaux de mariage, à une époque particulièrement pieuse, nous parait être la seule raison qui nous a privés de documentation sur cet objet. Quant aux XVème, XVIème et XVIIème siècles et les époques qui suivirent jusqu’à nos jours, la preuve de l’usage des anneaux de mariage nous est fournie par les maîtres célèbres dont les ½uvres sont exposées au musée du Louvre

Voici à titre documentaire par ordre chronologique, les portraits en pied nu ou en buste laissant voir l’intégralité des deux mains : 

  • La Joconde, Léonard de Vinci, 1452-1519. Pas d’anneau. 
  • Laura de Dianti, Bordonnée, 1477-1576. Pas d’anneau. 
  • La Bella Nani, Paul Véronèse, 1477-1528. La Bella Nani porte à l’annulaire de la main gauche un bel anneau semblable à l’alliance de nos jours. NOTA. (Cette belle toile est exposée au musée du Louvre parmi la collection de Schliting.) 
  • Jeanne d’Autriche, mère de Marie de Médicis, Rubens, 1577-1640. Pas d’anneau de mariage. 
  • Marie de Médicis, Rubens. Pas d’anneau. Dans les nombreux portraits de Marie de Médicis exposés dans la galerie qui porte le nom du célèbre peintre, la reine de France ne porte ni bague ni anneau. 
  • Famille Bereysteyn de Harlem, Frans Hals, 1580-1666. Madame Van Bereysteyn porte à l’annulaire de la main gauche un superbe anneau de mariage. Nous sommes ici en présence d’une protestante, c’est certain.
  •  Portrait de femme, Franz Hals. Une alliance main gauche. 
  • Portrait de femme, Ecole espagnole XVIIème siècle. Une alliance main gauche. 
  • Une dame et sa fille, Van Dick, 1599-1661. Pas d’anneau. 
  • La femme à l’éventail, Goya, 1746-1828. Pas d’anneau. 

Il existe beaucoup d’autres toiles des maîtres cités et de ceux qui suivirent, les mains des sujets peintes dans une position qui ne permettait pas de voir les annulaires. Notre conviction est définitivement établie : du XVème au XIXème siècle, l’usage de l’anneau de mariage est facultatif, c’est un symbole admis au moment de l’union officielle des nouveaux époux, sans obliger l’épouse à fixer à l’annulaire de l’une de ses deux mains, l’anneau symbolique. 

A partir du XIXème siècle et à mesure que nous avançons dans l’époque contemporaine, cette obligation prend alors une forme rituelle de telle sorte que de nos jours, malgré la religion pratiquée et en dépit de la condition sociale des nouveaux mariés, aucun mariage ne saurait être célébré sans le symbole des anneaux. 

Toujours par ordre chronologique voici quelques portraits de femmes du XIXème siècle : 

  • Mme Morel de Tangry, David, 1747-1815. Un anneau en forme de corde à l’annulaire de la mains droite. 
  • Mme Rivière, Ingres, 1780-1867. Un bel anneau main gauche. 
  • Mme Bizet, Elie Delaunay, 1828-1891. Un bel anneau main gauche.
  •  Mme Pasca, Bonnat, 1835-1922. Un bel anneau main gauche. 
  • Famille Dubourg dont Madame, Fantin Latour, 1835-1904. Un bel anneau main gauche."[...]

A suivre...

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26 MARS 2009

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 6 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours) 
Partie 6

"[...] Indulgents lecteurs de cette étude, vous êtes-vous demandés pourquoi les anneaux de mariage étaient plus particulièrement fixés à l’annulaire de la main gauche ? L’étude du passé nous offre, à ce sujet, quelques explications variées. Etant donné que l’annulaire parait être le doigt le moins utilisé, le moins exposé, par conséquent le plus faible, pour certains, il symbolise la dépendance de la femme. 

Les Anciens Egyptiens décrivirent toutes sortent de propriétés pour ce doigt, notamment qu’il communiquait directement avec le c½ur par une petite artère, il résistait le plus longtemps aux maladies, et la goutte ne l’attaquait aussitôt après que le c½ur en était affecté. Il faut croire que cette propriété n’a pas suffisamment convaincu les femmes Allemandes, Hollandaises, Danoises et d’autres contrées septentrionales, puisque dans ces pays l’anneau de mariage se porte à l’annulaire de la main droite. En définitive la place de l’anneau fut toujours le quatrième doigt, main droite ou gauche. 

En Gaule, d’après Isidore de Séville [Evêque entre 601 et 636 après J.-C.], ce fut le quatrième doigt de la main gauche, il en fut ainsi pour la France dans les siècles qui suivirent jusqu’à nos jours. 

En réalité, l’échange des anneaux est véritablement le geste le plus significatif à la cérémonie du mariage. Le symbole de l’anneau d’or parait plus grand parce qu’il ajoute la pureté de l’amour, sa forme ronde signifie l’affection perpétuelle. 

Ne trouvant pas tous ces symboles assez éloquents, certains Epoux font graver les anneaux de mariage offerts à leurs Epouses. Vous avez pu lire au début de cette étude que cette pratique existait déjà à l’époque Gallo-Franque. 

Beaucoup plus près de nous, au XVIème siècle, il arriva fréquemment que les fiancés dans certains pays utilisèrent ce message gravé comme avertissement de ce que l’Epoux attendait de l’Epouse. 

Nous en avons un exemple assez curieux : Un chaleureux patriote Evêque anglais n’avait-il pas choisi cette pensée pour faire graver à l’intérieur de l’anneau offert à sa femme : 

« God make me prolific, obedient and sedulous ». 
« Que Dieu me rende féconde, obéissante et appliquée ». 

L’on s’imagine mal l’effet produit sur une jeune femme de nos jours, par la lecture d’un tel message, gravé à l’intérieur de son alliance…

Au début du XVIème siècle, c’est la Réforme, 1546 le « Concile de Trente » et les troubles religieux qui suivirent, le lecteur est en droit de se demander quel rapport nous trouvons dans l’histoire des anneaux de mariage avec ces deux évènements ?
Des rapports directs nous n’en avons pas trouvés, mais à défaut, le bouleversement provoqué dans la Chrétienté par le schisme de Wyclef, Luther et Calvin nous permet d’émettre une hypothèse. (pour la clarté des explications qui vont suivre, nous devons rappeler que l’Eglise catholique romaine n’a jamais reconnu en France le symbole attaché aux anneaux de mariage, cela est si vrai que nous pouvons affirmer que au cas ou deux mariés se présenteraient devant un prêtre catholique pour faire bénir leur union sans anneaux, la cérémonie du mariage n’en serait pas moins religieusement consacrées.) 

Aussitôt après la Réforme, les protestants très épris de symbolisme, ne manquèrent pas d’établir un nouvel usage concernant les anneaux de mariage. 

Plus particulièrement, l’Eglise d’Angleterre procède à la cérémonie du mariage par la formule suivante : « With this ring I thee Wed » - « Avec cet anneau jet te marie”. 

A la suite des longs débats qui établirent au « Concile de Trente » [13 décembre 1545], les différentes réformes introduites dans la pratique du culte catholique, tout nous permet de supposer qu’une tolérance fut accordée, permettant aux ministres du culte de bénir officiellement les anneaux de mariage sans pour cela en légitimer le dogme. 

L’échange des anneaux, symbole indiscutablement d’origine païenne fut alors admis à la cérémonie du mariage catholique, comme il l’était au mariage protestant. " [...]
à suivre...

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08 DéCEMBRE 2008

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 5 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)
Partie 5

"[...] Quittons l’antiquité Romaine et poursuivons notre étude en Europe. Nous avons vu que les anneaux de mariage furent fabriqués en métaux différents, il n’est pas douteux que l’or eut toujours la préférence et seule la condition sociale des futurs Epoux imposait le choix du métal des anneaux à échanger.

Les anneaux de mariage en or furent l’apanage de la classe fortunée, la classe populaire ne se contentait pas de métaux non-précieux et finalement imita dans le port de l’anneau d’or la classe aisée. Néanmoins, l’anneau d’or était un objet de luxe exceptionnel. L’histoire nous raconte que Martin Luther [1483-1546] fût marié avec un anneau d’argent.

A l’appui de ce qui précède, en ce qui concerne les classes populaires, je pourrais citer un fait curieux chez les Irlandais. En Irlande, les gens sont superstitieux, ils s’imaginent qu’un mariage consacré par un anneau qui ne serait pas en or n’aurait aucune valeur. Pour contourner la difficulté, ceux qui n’avaient pas les ressources suffisantes louaient spécialement pour la cérémonie du mariage des anneaux d’or, cela donna lieu à l’établissement d’un nouveau commerce : Loueur d’anneaux d’or pour mariage. Commerce qui jouit un moment d’une grande prospérité.

Notre intention, en écrivant ces lignes, étant d’intéresser le lecteur sur le port des anneaux de mariage à travers les âges, nous passerons sous silence les différents actes rituels auxquels donnait lieu la cérémonie du mariage. Nous ne pouvons néanmoins, ne pas signaler que les Hindous, ne font pas usage de l’anneau de mariage. Ces derniers ont trouvé la contrepartie du Symbolisme de l’étroite union par un rite tout spécial consacrant le mariage. Ce rite est appelé la « Réunion des Mains ». Ici le Marié et la Mariée ont les mains jointes avec de l’herbe par le Prêtre. Dans certaines tribus, à Ceylan, le Marié lie le poignet de la mariée avec une corde. Ce n½ud matrimonial est souvent observé scrupuleusement dans certaines tribus aux Indes quand le fiancé et la fiancé défilent dans tout le village avec le coin de leurs vêtements liés ensemble. [...]"
(à suivre...)


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01 DéCEMBRE 2008

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 4 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)
Partie 4

"[...] La Chambre Syndicale de la Bijouterie, de la Joaillerie et de l’Orfèvrerie de Paris possède dans sa bibliothèque, un ouvrage remarquable écrit par M. Eugène Fontenay (Les Bijoux anciens et modernes).

Dans son étude sur les anneaux et les bagues Romaines, M. Fontenay parle d’une bague de fiancés, trouvé à Pompéi. Cette bague était considérée comme anneau de mariage, elle était composée de deux anneaux jumeaux façonnés en demi-jonc, offrant à la tête deux chatons et deux plaques de forme ovale. Chacun de ces chatons était orné d’une pierre. Quant aux plaques, elles portaient chacune le nom de l’un des fiancés.

Nous retrouvons à l’époque Mérovingienne [Vème au VIIIème siècle], une bague de fiançailles s’inspirant de la bague Romaine citée plus haut, mais cette fois, le corps de l’anneau est simple, au lieu d’être doublé, sur chacune des deux plaques on lit un nom « Baudulfuse, « Haricul ».

Je dois à M. Fontenay le plaisir de vous donner une description de l’anneau de fiançailles Juives. Sur un large anneau, bordé d’une grosse torsade, une maison forme le chaton. Cette maison représente celle qu’habiteront les Epoux et porte gravée sur le toit une inscription Hébraïque qui signifie « Bonne Etoile ». Le musée de South Kensington [aujourd’hui le Victoria and Albert Museum à Londres], possède quatre de ces bagues à maisonnettes.

En Allemagne, l’usage de l’anneau n’aurait été introduit qu’avec le christianisme. Toutefois, les Visigoths [412 à 759], peuples d’origine Germanique, consacraient l’inviolabilité du mariage par la remise et l’acceptation de l’Annulus Promulus. Le Pape, Nicolas 1er, en parle comme d’un usage commun et reconnu par l’Eglise.

Nous n’avons trouvé aucune preuve d’un usage consacré de l’anneau de mariage au Moyen-âge, on échangeait certainement des anneaux, mais aucune documentation ne nous permet d’affirmer que cet échanger avait un caractère défini comme de nos jours. Nos recherches ont été sans résultat en ce qui concerne le Haut Moyen-âge [1300]. D’après un Ecclésiastique du temps, l’échange des anneaux était considéré comme la signification d’une mutuelle affection, symbole de l’union des c½urs. Quoiqu’il en soit, nous ne retrouvons pas la trace que l’échange de ces anneaux ait été béni suivant le rite chrétien. A cette époque, le métal des anneaux varia quelquefois, or à Limoges, argent à Auxerre. [...]"
(à suivre...)

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27 NOVEMBRE 2008

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 3 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)
Partie 3


"[...] Pour les filles, la question est plus compliquée. La fille de Plébéien [partie du peuple romain qui se définit par opposition aux patriciens et à la nobilitas] eut la faculté d’exhiber des anneaux d’or, alors que le père et la mère ne pouvaient avoir eu que du fer. On présume que les usages ayant forme de loi, il s’ensuivit de regrettables confusions et qu’en définitive, les filles, comme les Matrones, eurent à se conformer au régime auquel le Chef de famille était soumis.
En résumé, toujours d’après Deloche, le port des anneaux était étroitement lié à la distinction des classes sociales, plus tard, à la condition originelle des Personnes dont chaque catégorie fut soumise à des règles différentes.

Dès le milieu du VIème siècle Gallo-Romain et Germanique, le régime résumé par Isidore de Séville, dut s’appliquer indistinctement aux personnes des deux races. Les femmes, libres de naissance, porteront l’anneau d’or, les affranchies, l’anneau d’argent ou de bronze et les femmes de condition, la bague de fer.

Il me faut citer l’opinion de M .Lindenschmutz, conservateur du Musée de Mayence, sur cette question des anneaux. Ce savant pense qu’à l’époque barbare, les anneaux étaient d’un usage assez rare chez les hommes et que tous les bijoux recueillis dans les sépultures Gallo-Franques, ont du appartenir à des femmes.

Toutefois, cette manière de voir n’est pas tout à fait exacte, d’après l’Auteur du « port des anneaux dans l’Antiquité Romaine ». Des recherches faites à ce sujet, il résulte que parmi les anneaux retrouvés, ceux qui portent des inscriptions (déjà), 30 ont fourni des noms d’hommes, 28 des noms de femme. Cela est suffisant pour donner satisfaction, malgré leur désaccord, à chacun des chercheurs cité plus haut.

La coutume suivant laquelle le fiancé envoyait à sa fiancée un anneau comme gage de la promesse de mariage remonte très haut chez les Romains, elle est mentionnée dans Plaute [auteur comique latin né en 254 avant J.-C.], au deuxième siècle avant notre ère, mais elle était pratiquée depuis une date certainement beaucoup plus reculée.

Il résulte de ces rapprochements que l’usage d’envoyer à la fiancée, non plus une bague en fer au temps de Pline, mais un anneau d’or déjà ancien au temps de Tertullien [écrivain de langue latine né à Carthage (l’actuelle Tunisie) en 150-160], remontait au moins alors à un demi siècle et dut s’établir à la seconde moitié du deuxième siècle.

L’usage de l’anneau de fiançailles fut pratiqué en Gaule depuis la conversion de Constantin [premier empereur Romain à se convertir au christianisme, né en l’an 274] de même que dans le haut Empire [de 27 avant J.-C. à 192 après J.C.]. "
(à suivre...)

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24 NOVEMBRE 2008

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 2 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)
Partie 2

"[...] On rapporte que, dans certains pays du Nord, au septième et huitième siècles, l’acte des Fiançailles était confirmé par le Mari qui, passant sa main à travers un large anneau, serrait la main de la Mariée.

L’usage de l’anneau eut, surtout dans l’antiquité, une grande importance et même une valeur légale, admis en justice comme un témoignage et un symbole des actes les plus graves, tels que la promesse de mariage et l’institution d’Héritier.

Les historiens nous racontent, à ce sujet, quelques anecdotes humoristiques. C’est de la puritaine Angleterre qu’il s’agit. Aux premiers siècles de notre ère, les Anglais, se réclamant de la légalité attachée à l’échange des anneaux, n’avait rien trouvé de mieux que de passer un anneau de jonc au doigt de la jeune fille qu’ils convoitaient, pour assurer la légitimité du mariage. Le déplorable résultat de cette pratique provoqua, de la part d’un Evêque, un mandement interdisant aux hommes l’usage de l’anneau de jonc pour simuler la célébration du mariage et par la suite… en fuir les responsabilités.
Lorsqu’une Fiancée pouvait prouver, par témoins, que l’anneau avait été passé à son doigt, elle était considérée comme mariée légalement, quelle que fut l’intention de son Mari lors de cette consécration.

M. Deloche, dans sa communication à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, signale que le port des anneaux était considéré, aux premières heures de la civilisation romaine, comme une distinction individuelle décernée aux Citoyens par les Magistrats. Les Epouses, pas plus que les autres membres de la famille, n’avaient le droit de les porter. Il en fut de même de l’anneau d’or des Patriciens Ambassadeurs, donné en raison de cette qualité spéciale et temporairement.

D’après Pline l’Ancien [Ecrivain romain né en 23 après J. C.], l’usage de l’anneau pour unir les Mariés était courant à son époque, toutefois, l’anneau n’était pas fabriqué en or, mais en fer.

Quand l’usage des anneaux se fut généralisé, que la noblesse, les serviteurs, les chevaliers et diverses catégories de personnes furent en possession de l’anneau d’or, pendant que le reste de la population portait la bague de fer, lorsqu’enfin la différence du métal dépendait essentiellement de la condition originelle, alors, deux questions intéressantes se présentèrent, à l’égard des femmes :
1° La jeune mariée avait-elle seule, dans la Société romaine, le droit de porter des anneaux d’or ou même des anneaux quelconques, à l’exclusion des filles ?
2° Les femmes, de toutes classes et de toutes considérations, pouvaient-elles ou non, se servir d’anneaux d’or, d’argent, de bronze ou de fer ?

Il semble bien, toujours d’après l’historien Deloche, que les femmes mariées suivaient exactement, en portant les mêmes anneaux, le rang social et l’état de leur mari. Ces anneaux étaient de même nature pour chacun des deux époux. [...]"
(à suivre...) 

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21 NOVEMBRE 2008

LES ANNEAUX DE MARIAGE - PARTIE 1 (Alliance de mariage - tradition bijoux mariage)

Installée depuis le début du 20ème siècle dans l'ancien hôtel particulier du Marquis de Sèze, avocat de Louis XVI, la Maison Ponce a cultivé un riche patrimoine que nous prenons plaisir à partager avec les futurs mariés.

En cherchant dans les archives de la maison Ponce, nous avons retrouvé un article fort intéressant sur l'histoire des alliances de mariage de l'antiquité à nos jours que nous vous présentons en plusieurs parties.

LES ANNEAUX DE MARIAGE (de l'antiquité à nos jours)
Texte écrit par Emile VALARCHER au milieu du XXème siècle
Partie 1

"Benedic, domine, annulum hunc quem nos in tuo
nomine benedicimus, ut quae eum gestaverit, fidelitatem
integram suo sponso, in pace et volontate tua
permanent atque in mutua caritate semper vivat."


"Bénissez, Seigneur, cet anneau que nous bénissons, afin que celle qui a l'aura porté, gardant une complète fidélité à son Epoux, demeure dans la paix et votre volonté et qu'elle vive toujours dans un amour réciproque."

Voici la formule, en latin, avec sa traduction libre, que prononce le Prêtre Catholique lors de la célébration du mariage, au moment précis de la bénédiction des anneaux.

Peu de jeunes mariées, peut-être aucune, n'ont à ce moment, songé à la longue histoire qui s'attache à ce respecté symbole. En effet, c'est jusqu'à la plus haute antiquité que l'on retrouve l'usage consacré des Anneaux, à l'occasion du mariage.

A tous les âges, l'anneau semble être le symbole d'une convention, son origine la plus éloignée parait être aux premières heures de l'humanité, lorsque les fiancés passaient leurs doigts à travers le trou naturel d'une pierre sacrée..."
(à suivre...)

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18 NOVEMBRE 2008

Des alliances Ponce Or au salon Luxe et Creation - Lille

Le Printemps et Lille-Events ont organisé le premier salon du mariage « haut de gamme » à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille, le week-end dernier.

A l'occasion de ce salon "Luxe et Création", les visiteurs ont pu rencontrer les plus grands spécialistes du mariage ainsi que les grandes marques de luxe présentes (Hugo Boss, Yves Saint-Laurent, de Fursac, Oris…).

L’équipe du Printemps-Joaillier de Lille a fait découvrir aux mariés 2009, les dernières alliances de mariage signées Ponce’Or. Les futurs mariés qui ont essayés quelques modèles ont pu constater le confort incomparable et la finition éclatante des seules alliances « made in Paris ».

La tendance est à l’alliance diamant pour madame, en or blanc ou en platine. Pour Monsieur, les modèles larges, à dominance mat en or blanc remportent tous les suffrages ! Ponce’Or, spécialiste de la « belle alliance » renouvelle sans cesse ses collections pour s’adapter aux goûts des jeunes générations.
J.W.

04 NOVEMBRE 2008

Derniers jours pour gagner votre voyage de Noces aux Maldives !

Vous venez de vous marier ou allez vous marier en 2009 ? N'oubliez-pas de tenter votre chance pour gagner votre voyage de Noces aux Maldives au Island Hideaway Resort & Spa 5***** ou un pendentif en platine et diamants (voyage pour 2 personnes d'une valeur de 6000 ¤ / 5 pendentifs d'une valeur de 950 ¤ pièce à gagner). Ces lots vous sont proposés par nos partenaires : Tourinter, Platinum Guild International et Ponce'or. C'est le dernier mois pour jouer, en déposant votre bulletin de participation dans l'un des points de vente Ponce'Or (liste des points de vente). Vous trouverez un bulletin dans chaque Guide de l'Alliance et du Solitaire ou en cliquant ici. A vous de jouer !

 


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